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La Fin du dogme paternel

Le discours sur le «déclin du père» est devenu un lieu commun. Ce diagnostic sur la faillite de la fonction paternelle est porté au nom de la psychanalyse, qui statuerait sur les atteintes aux fonctions symboliques vitales pour le psychisme humain et leur déstructuration actuelle. La psychanalyse se doit d’interpréter ce discours angoissé en renversant les termes du problème. «Le Père» est une construction historique, fidèle aux formes traditionnelles de la domination masculine, qui assure aux pères le monopole de la fonction symbolique. Cette figure patriarcale en crise depuis les années 1980 est en passe de céder la place, dans les sociétés démocratiques occidentales, à de nouveaux rapports de parentalité. Mais la fin d’un père, le «Père» du patriarcat occidental, est la fin d’un monde – pas la fin du monde. Les formes du devenir-sujet et l’exercice des fonctions paternelles mettent en jeu le pouvoir entre les sexes. Ce changement de perspective ne va pas sans un réexamen critique des constructions freudienne et lacanienne sur le père, qui reposent sur la soumission à un potentat «séparateur». On peut alors jeter les bases d’une histoire positive de la paternité et mettre un terme au récit édifiant du déclin permanent. Du mouvement antipaternel de la jeunesse, au milieu du XXe siècle, dont «1968» demeure le symbole, à la mise en cause des violences paternelles, il s’agit de repérer les principaux aspects de la décomposition de la «solution paternelle», ses tentatives de restauration par le bricolage d’un «ordre symbolique», mais aussi de discerner l’invention de nouveaux modes de paternité, liés à l’évolution des rapports entre les sexes.
  • 496 pages - 110 x 178 cm
  • Broché
  • EAN : 9782081207080
  • ISBN : 9782081207080

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