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Titus Andronicus – Jules César – Antoine et Cléopâtre – Coriolan

On dit qu’à la première représentation des Euménides, tragédie d’Eschyle, la terreur qu’inspira le spectacle causa des fausses couches à plusieurs femmes ; je ne sais quel effet eût produit sur un auditoire grec la tragédie de Titus Andronicus ; mais, à la seule lecture, on serait tenté de la croire composée pour un peuple de cannibales, ou pour être représentée au milieu des saturnales d’une révolution. Cependant la tradition nous apprend que cette pièce, aujourd’hui repoussée de la scène, a excité à plusieurs reprises les applaudissements du parterre anglais. On ajoute même qu’en 1686, Ravenscroft la remit au théâtre avec des changements ; mais qu’au lieu d’en diminuer l’horreur, il saisit toutes les occasions de l’augmenter : quand, par exemple, Tamora massacre son enfant, le More dit : «Elle m’a surpassé dans l’art d’assassiner ; elle a tué son propre enfant, donnez-le-moi… que je le dévore.»
  • GF (n° 661) - Littérature et civilisation
  • Paru le 01/01/1965
  • 444 pages - 108 x 178 cm
  • Format poche
  • EAN : 9782080700612
  • ISBN : 9782080700612

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