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Défense de soigner pendant les expulsions

Que se passe-t-il vraiment à la ZAPI 3, la prison-hôtel de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle où transitent chaque année des milliers d’étrangers interpellés à leur descente d’avion, pour la plupart munis de faux papiers ? Comment s’occupe-t-on de la santé de ces non-admis, comme on les appelle ? Plutôt mal, si l’on en croit le témoignage du Dr Philippe Taugourdeau qui a travaillé dans l’unité médicale instaurée en 2003 par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Les consignes de la hiérarchie médicale sont claires : « On ne doit adresser à l’hôpital que les urgences, et sur place, ne traiter que les bobos avec les moyens du bord ! » Pour les autres maladies, un banal comprimé doit suffire, et toute demande d’examen et de consultation spécialisée est mal vue ou impossible. Pourquoi ? Parce que, coûte que coûte, les actions médicales ne doivent pas retarder les expulsions. Mais au moindre doute, la police exige d’être couverte par un certificat affirmant que les non-admis sont en état de reprendre l’avion, même avec une otite aiguë ! « S’ils ont pu arriver jusqu’ici, ils peuvent bien repartir ! » Déplorant cet état d’esprit, des irrégularités et des techniques d’escorte inacceptables, le Dr Taugourdeau a rué dans les brancards. Mal lui en a pris de vouloir exercer ses fonctions dans le respect de son serment d’Hippocrate et du code de déontologie. « Tu emmerdes la police ! » fut la raison finalement avancée pour l’expulser de son poste. Mais pourquoi ? Qu’avait-il osé mettre à jour ?
  • Hors collection - Documents, témoignages et essais d’actualité
  • Paru le 19/01/2007
  • Genre : Documents
  • 300 pages - 150 x 240 cm
  • Broché
  • EAN : 9782081201224
  • ISBN : 9782081201224

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