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La Renaissance allemande

En 1990, l'Allemagne a retrouvé son unité et sa souveraineté. Elle est devenue plus grande, plus nombreuse, plus puissante. Il lui reste encore à se forger une identité – question qui la taraude depuis des siècles – sans faire revivre chez ses voisins les craintes traditionnelles qu'a toujours suscitées ce pays « trop faible pour imposer sa loi à l'Europe, mais trop fort pour se couler dans un ordre européen », comme on disait déjà au temps de Bismarck. Après la Deuxième Guerre mondiale, la République fédérale a choisi l'ancrage à l’Ouest, l'alliance avec les États-Unis et l'intégration européenne. Veut-elle maintenir ce cap après la réunification ? Ou espère-t-elle jouer un rôle indépendant dans une Europe débarrassée de la menace soviétique ? Les Allemands sont déchirés. Ils voudraient bien être une nation « normale », mais ils n'ont pas oublié Auschwitz. Leurs alliés ne les aident guère, qui les critiquent quand ils restent inactifs tout en les soupçonnant des pires desseins dès qu'ils prennent des initiatives. Si, comme souvent dans l'histoire de ce siècle, l'avenir de l'Europe se joue en grande partie à Berlin, l'avenir de l'Allemagne dépend aussi de ses alliés – et d'abord des Français –, de leur capacité à intégrer les Allemands, de leur vision de l'Europe, de leur imagination pour faire participer à l'aventure européenne les peuples de l'Est. L'Allemagne est aux premières loges ; si on la laisse seule, rien ne l'empêchera de jouer les premiers rôles.
  • Hors collection - Documents, témoignages et essais d’actualité
  • Paru le 25/03/1992
  • 228 pages - 135 x 220 cm
  • Broché
  • EAN : 9782080666390
  • ISBN : 9782080666390
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