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Les Espaces infinis et le silence de Dieu

Science et religion, XVIIe-XIXe siècle

Au début du XVIIe siècle, des savants proclament encore le caractère sacré des mathématiques et des sciences en général. Elles offrent, pensent-ils, le moyen de s’approcher de Dieu. Deux siècles plus tard, Chateaubriand écrira, dans Le Génie du christianisme : «les sciences amènent nécessairement les âges irréligieux». Que s’est-il passé ? Les sciences et les savants ont-ils tellement changé ? C’est que, entre-temps, la découverte et la prise de conscience de l’infini dans l’espace et dans le temps ont eu lieu: à partir de la fin du XVIIe siècle, l’infini n’est plus seulement une entité métaphysique qui sert à caractériser la divinité, mais aussi une notion mathématique. Désormais, à la suite de Newton et de Leibniz, l’homme peut appréhender cette notion par le calcul et, qui sait, ayant apprivoisé l’infini, percer à jour les mystères de la Création. Illusion, sans doute : car cet univers qui se révèle sans limites aux hommes des Lumières n’est-il pas plus effrayant encore ? Les progrès de la science n’ont donc pas terrassé le christianisme, ils l’ont transformé : ce que la religion a perdu en mystère, elle l’a gagné dans une intimité plus grande avec Dieu.
  • Collection historique (Aubier)
  • Paru le 17/03/2003
  • Genre : Histoire
  • 272 pages - 135 x 220 mm
  • Broché
  • EAN : 9782700723335
  • ISBN : 9782700723335

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