Collectif

Peindre les courses

Stubbs, Géricault, Degas

  • Ouvrage collectif de : Christophe Donner, Henri Loyrette
    • Avec la collaboration de : Aurore Bayle-Loudet
    • Éd. sous la direction de : Christophe Donner, Henri Loyrette
Le pur-sang lancé à pleine vitesse, les chatoiements de la foule dans les tribunes, l'agitation et l'éclat des casaques sont autant d'éléments qui marquent profondément la création artistique du XIXe siècle. Apparues en Angleterre puis en France, particulièrement sous Louis XVI, les courses équestres furent un objet de fascination pour les grands peintres de la modernité, Stubbs, Géricault et Degas, dont les regards croisés se rencontrent pour la première fois dans cet ouvrage.
Le cheval enthousiasme les peintres par l'élégance et la puissance de sa morphologie mais aussi par la grâce de ses mouvements. Stubbs, précurseur dans l'étude du cheval, constituera une véritable bible anatomique de l'animal, élevant cette observation minutieuse à un art qui inspirera ses successeurs. Géricault copiera son œuvre et ramènera d'Angleterre le Derby d'Epsom dans lequel il donnera au galop du cheval une dimension aérienne. L'environnement des courses et leurs préparatifs inspireront à Degas des scènes inscrites dans un paysage provincial et campagnard. Si le cheval des peintres est peut-être moins voué à la performance que le cheval des courses, il n'est pas impossible que leur perfection esthétique ait inspiré la recherche d'un cheval toujours plus beau et plus rapide. Les chevaux sont l'objet d'une véritable obsession de la pureté de la race au point d'en devenir de véritables créations humaines. Cependant, en 1872, une révolution s'opère : les études de Marey et de Muybridge sur la locomotion du cheval par la chronophotographie prouveront les inexactitudes des peintres.
Entre exactitude scientifique et liberté de l'artiste, Degas proclamera : «On voit comme on veut voir, c'est faux, et cette fausseté constitue l'art». Face aux prétentions de la science, il signait ainsi le triomphe de la peinture.
  • 240 pages - 227 x 288 mm
  • Couleur - Relié plein papier pelliculé
  • EAN : 9782081433687
  • ISBN : 9782081433687

Autour du livre

On en parle...

« Henri Loyrette ancien président du Louvre et éminent spécialiste du XIXe siècle associé à l'écrivain tout-terrain Christophe Donner, par ailleurs turfiste averti, évoquent ensemble
ce moment phare de l'iconographie hippique autour de trois figures clés l'anglais Stubbs peu vu en France, Géricault et Degas Une histoire autant picturale que culturelle et sociale. »
Sophie Flouquet
BEAUX ARTS

Vous aimerez aussi

Ce site utilise des cookies nécessaires à son bon fonctionnement, des cookies de mesure d’audience et des cookies de modules sociaux. Pour plus d’informations et pour en paramétrer l’utilisation, cliquez ici. En poursuivant votre navigation sans modifier vos paramètres, vous consentez à l’utilisation de cookies.

fermer